Johnny Stecchino (1991) : Parrain malgré lui !

Voilà des années que je cherchais à voir cette comédie italienne, quatrième long-métrage de Roberto Benigni, passée inaperçu en France et, de fait, difficilement trouvable. J’ai d’ailleurs dû me contenter d’une épouvantable version VHS, très mal doublée en français. Mais qu’importe puisque l’essentiel était de découvrir ce film, basé sur un ressort comique classique, celui du sosie d’un homme important, à qui il arrive des malheurs. Roberto Benigni, acteur et metteur en scène, incarne donc un gentil naïf recruté, sans qu’il le sache, par la femme d’un parrain palermitain pour servir de couverture à son mari. De là, un enchaînement de quiproquos et de situations où le pauvre gangster malgré lui tente de conquérir l’amour.

Nettement moins réussit que Le monstre (1994), son film suivant, notamment parce qu’il met trop de temps à se mettre en place, Johnny Stecchino a toutefois le mérite d’être intelligemment construit, avec l’humour à retardement propre à son auteur (les passages à l’opéra et à la soirée du ministre sont de franches réussites) et son personnage de clown amoureux, toujours de la belle Nicoletta Braschi (son épouse à la ville), qu’il fait évoluer de film en film.

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